Le Blog de la Section CGT des Personnels des IEG en inactivité de service de Marseille 


Le gouvernement s'attaque au Capital Décès dans les IEG

Après le blocage des pensions !
Après les coupes drastiques dans les prestations sociales !
Après les augmentations d'impôts !
Le gouvernement s'attaque au Capital décès dans les IEG

La Loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015 apporte son lot de remises en cause, dans le droit fil des économies à réaliser pour financer le pacte de responsabilité et ré- pondre aux exigences de Bruxelles.

L’article 52 du PLFSS vise à forfaitiser le capital décès pour l’ensemble des régimes de retraite CNAV, fonctionnaires et régimes spéciaux :

Pour les IEG, les mesures proposées aboutiraient à modifier ce qui est appelé "secours immédiat" dans les IEG, qui est en réalité un capital décès.
Avant la mensualisation des pensions au 1er avril 2013, le secours immédiat représentait 2 mois de pensions.

Cette indemnité s’ajoutait au trimestre acquis aux ayants- droits.

Depuis la mensualisation des pensions, ce capital décès a été porté à 3 mois de pensions, pour compenser la perte du trimestre acquis.
Nous avions été, avec Force Ouvrière, les seuls à nous opposer à ce passage mensuel contraint alors que la loi de 2010 ne prévoyait qu’une formule optionnelle à la demande des pensionnés.

En contrepartie, pour afficher un consensus avec certaines organisations syndicales, le gouvernement avait accepté de revaloriser l’indemnité de secours immédiat (capital décès) par l’ajout d’un mois de pension.
Ce marché de dupe avait permis d’obtenir l’accord de la CFDT, de la CFE/CGC et de la CFTC.

Avec ce nouveau mode de paiement, la CNIEG a quasiment résolu ses problèmes de trésorerie au moins jusqu’à fin 2015, sans faire appel à des prêts bancaires.

Ce sont donc les pensionnés eux-mêmes qui ont permis ces améliorations, alors que d’autres solutions existaient !..

Le gouvernement vient de décider dans la dernière loi de financement de la Sécurité Sociale 2015 de réduire le capital décès à une somme forfaitaire équivalente à trois mois de SMIC soit 3 384 Euros, alors que le calcul du secours immédiat repose des mois de pension dans les IEG soit une perte substantielle pour les ayants droits (conjoints ou enfants).

Le gouvernement rompt ainsi l’engagement pris dans le décret de 2013 et fait tomber la fameuse contrepartie.

Nous sommes encore les seuls aujourd’hui à combattre ce nouveau mauvais coup porté par le gouvernement en proposant la signature d’une pétition nationale qui est destinée à empêcher la promulgation d’un texte spécifique à notre branche professionnelle qui viserait ainsi la caducité d’une indemnité statutaire historique.

Avec la CGT, exigeons le maintien de cette indemnité statutaire et son financement par quelques moyens que ce soit ! Le patronat des IEG peut et doit continuer de payer !

0 commentaires

Election CAMIEG, le vote CGT C'VITAL

La solidarité de tous pour la santé de chacun! 

Un engagement porté par la CGT 


La CAMIEG est un des seuls régimes de Sécurité Sociale où les affiliés votent pour élire leurs administrateurs. 

C'est, pour la FNME-CGT, un gage de démocratie auquel elle est très attachée. 

Organisées tous les six ans, les premières élections de la CAMIEG ont eu lieu en 2009. 

Malgré un contexte réglementaire contraint et des employeurs récalcitrants au bon fonctionnement de la CAMIEG, la CGT a porté avec force ses engagements de campagne: 

1. l'amélioration des prestations 

En 2013, après trois ans d'action combative, nous avons obtenu 15 millions d'euros d'améliorations des remboursements optiques, dentaires et auditifs. 

2. Proximité: la création des antennes régionales et des points d'accueil 


Seule la CGT a revendiqué la mise en place d'antennes régionales et de points d'accueil. Chaque mois 4 000 assurés sont reçus dans 200 points d'accueil différents. 

A noter qu'en 2014 les antennes régionales ont impulsé plus de 500 actions de prévention santé sur le territoire auprès de 15000 assurés. 

3. le maintien et le renforcement de la solidarité 


Dans le contexte de désengagement majeur de la sécurité sociale, le niveau de prestations égal pour tous a été maintenu ainsi que la cotisation proportionnelle au salaire ou pension avec compensation des actifs vers les inactifs. 

4. la CGT continue à revendiquer le financement paritaire des employeurs 

Un financement paritaire a minima de 50 % par les employeurs est légitime puisque ceux-ci font l'économie de 50 millions d'euros par an depuis 2005 avec l'exclusion des inactifs de toute contribution de l'entreprise, que la FNME-CGT a vivement combattue, à laquelle s'ajoutent 25 millions d'euros par an suite à 

la baisse des cotisations en 2014. 

Les propositions de la CGT: 

1. Pérenniser la solidarité intergénérationnelle 

La solidarité intergénérationnelle est en danger car la séparation comptable voulue par les employeurs entre les actifs et les inactifs remet en cause les principes fondateurs de la sécurité sociale qui ne sont plus respectés dans notre régime. 

2. Revenir à l'égalité de traitement entre actifs et inactifs 

Aujourd'hui, le principe d'une cotisation unique et identique n'est pas respecté. 


3. Améliorer les prestations et le fonctionnement de la caisse 

Notre régime dégage encore près de 300 millions d'euros d'excédents fin 2014. 

Les prestations servies peuvent d'évidence être encore améliorées pour réduire au maximum le reste à charge des familles. 

De plus, le fonctionnement de la caisse doit être amélioré en répondant mieux et plus aux attentes des assurés, en particulier concernant le conseil et les délais de remboursement. 

4. Créer un fonds d'aide sociale 

La création d'un fonds d'aide sociale est nécessaire pour renforcer l'accès aux soins de tous. Ce fonds permettrait de venir en aide aux familles qui ne peuvent pas supporter le reste à charge et serait alimenté par un pourcentage des cotisations du régime. 

5. Mettre en place un lien effectif avec les CMCAS 

L’organisation de la CAMIEG doit tenir compte de son déploiement auprès des assurés en leur garantissant un contact de proximité par les antennes de la CAMIEG ou les CMCAS. 

6. Maintenir et développer une politique de santé auprès des assurés 

la liste présentée par la FNME-CGT est représentative des assurés de l'ensemble du territoire. Les listes sont constituées de 50 noms: 25 administrateurs titulaires et 25 suppléants. 

Voter pour la FNME-CGT, c'est pérenniser notre régime spécial solidaire et intergénérationnel. 

Voter CGT, c'est voter efficace dans un contexte général d'austérité! 

Voter CGT, c'est réaffirmer que la Sécurité Sociale est l'une des conquêtes majeures du monde du travail dont le grand principe revient à cotiser en fonction de ses moyens et se soigner en fonction de ses besoins. 

Il y a 70 ans, à l'occasion de sa création en 1945, l'ordonnance du 4 octobre précisait: 

«La Sécurité Sociale solidaire est la seule garantie donnée à chacun et à chacune pour qu'en toutes circonstances, il dispose des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes ». 

La CGT porte les mêmes exigences pour notre régime spécial CAMIEG. 

Voter FNME-CGT c'est: 

Faire le choix de la solidarité, 

Faire le choix de l'amélioration de notre protection sociale, 

Faire le choix d'une CAMIEG au service des assurés quelle que soit leur situation. 


Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire de s'opposer à un contexte général d'austérité et démontrer que d'autres choix sont possibles en votant FNME-CGT

0 commentaires

Nouvelles menaces sur le Tarif Agent...

Tarif agent... Il y avait longtemps ! 

À la lumière d’une commission parlementaire sur le coût de l’électricité, il faut qu’à nouveau le "tarif agent" soit sous les projecteurs.

Mais qui peut honnêtement croire que les 300 000 électriciens et gaziers actifs, inactifs, veufs et veuves, qui représentent 0,83 % des 35 millions de clients électricité, peuvent mettre en péril les tarifs et être un coût pour la collectivité ?

Quel mensonge que de laisser imaginer au grand public que cela coûte 2,3 milliards d’euros par an alors même que cette somme est juste une provision (une fois pour toute sur des biens immobiliers), au titre des droits sociaux visant à garantir aux salariés leurs acquis si les entreprises disparaissent (ENRON).

Quel scandale que de stigmatiser les charges de retraite (CTA) sur la facture, alors qu’historiquement elles étaient "transparentes" prises directement sur le compte d’exploitation et que ce sont les députés qui les ont mises en évidence sur la facture pour éviter de provisionner ces sommes au titre des droits sociaux.

Nous n’avons pas à avoir honte d’avoir des droits qui protègent les salariés ayant des métiers pénibles au-dessus du droit commun et qui sont payés par les entreprises et non par la collectivité comme les retraites des députés si prompts à stigmatiser les droits et acquis des autres !

Pour la FNME CGT, les salariés de l’énergie sont la richesse du secteur et par leur implication au quotidien 7 jours sur 7 et 365 jours par an, souvent le dernier rempart du service public sacrifié sur l’autel de la privatisation et de la libéralisation. Les agents viennent à nouveau de le prouver en se déplaçant en Corse suite à la tempête de début mars 2015.

Car si l’électricité a progressé de 30 % et le gaz de 80 % depuis la libéralisation des marchés et les privatisations, ce ne sont pas les coûts salariaux qui ont fait grimper la facture mais bien les sous-investissements chroniques durant des années qu’il faut rattraper aujourd’hui et les taux de profits à deux chiffres donnés aux actionnaires.

Quand GDF SUEZ distribue en 2014 à ses actionnaires son résultat net soit 3 milliards d’euros et EDF fait lui 3,7 milliards de résultat net... qui profite le plus ?

Pour la FNME CGT, l’indécence n’est pas chez les salariés, c’est le coût du capital toujours plus gourmand qui met les salariés en difficulté !

Cela suffit de remettre en cause systématiquement les acquis et le statut des électriciens et gaziers !
Que cela soit au travers de la loi de transition énergétique et ses privatisations annoncées, de cette commission parlementaire sur le tarif agent, de la cour des comptes qui fustigeait les salaires à EDF…

Tout est bon pour détourner l’attention des usagers et des salariés loin de la réalité : la crise est finie pour certain, le CAC 40 vient de passer au-dessus des 5000 points comme en 2008, mais pour autant, il faut maintenir le marasme pour les salariés avec un smic bas et des chômeurs car les profits se font sur leur dos !

Alors que les grands groupes de l’énergie et leurs filiales bénéficient du Crédit d’Impôts Compétitivité Emplois  (CICE) et récupèrent par nos impôts des millions d’euros qu’elles redistribuent exclusivement aux actionnaires, nous devrions avoir honte de nos acquis et les abandonner ?

Pour la FNME CGT et les salariés de l’énergie, il n’en n’est pas question !

Le tarif agent fait pleinement partie du contrat social des agents, s’il est aussi peu élevé, c’est parce que les entreprises de l’énergie ont compensé au travers de la non-augmentation du tarif les non-augmentations salariales durant des années.  Il est hors taxes et si le législateur ne cesse de faire des taxes, ce n’est pas de notre faute et d’ailleurs ces taxes sont compensées par l’entreprise.

La FNME CGT n’est pas dupe du rôle que jouent les entreprises en coulisse auprès du gouvernement et du parlement poussant pour casser les acquis de leur personnel pour engranger encore plus de profit.

Car si le rapport de la commission parlementaire était suivi, le grand gagnant ne serait pas le client… mais le résultat net des entreprises !

Comme de par le passé, la FNME CGT sera vigilante à la défense des conquêtes sociales des électriciens et gaziers et prendra ses responsabilités, dans la mobilisation et dans la lutte, si le gouvernement et les employeurs de la branche des IEG venaient à les attaquer.

Dès à présent, la FNME CGT appelle les salariés de l’énergie actifs, inactifs et veuves à porter haut et fort  la défense de leurs conquêtes sociales qui ont construit leur statut !

1 commentaires